Recherche

La recherche se continue dans divers domaines de l’épileptologie : génétique, neuropsychologie, imagerie et essais cliniques de nouveaux médicaments.

Génétique des épilepsies: Dirigé par le Dr. Patrick Cossette, ce programme de recherche vise à identifier les gènes de prédisposition de l’épilepsie, principalement à partir de familles où plusieurs individus sont atteints de la maladie. L’identification de ces gènes peut mener à une meilleure compréhension de l’épilepsie et aider à poser un diagnostic plus précoce, en vue de prévenir l’apparition de la maladie. Éventuellement, cela facilitera la mise au point de nouveaux traitements, mieux ciblés, pour les gens atteints de cette condition neurologique. Pour plus de détails cliquer ici (lien vers www.epileptogene.com).

Imagerie de l’épilepsie : Pour les patients aux prises avec une épilepsie non-contrôlée malgré l’essais de plusieurs anticonvulsivants, la chirurgie de l’épilepsie s’avère une option intéressante. Pour qu’une telle intervention soit une réussite, il est primordial de bien localiser le foyer épileptique. Dirigé par le Dr. Nguyen et à l’aide de ses nombreux collaborateurs, ce programme de recherche vise à améliorer l’évaluation non-invasive des patients candidats à une chirurgie d’épilepsie au moyen d’outils cliniques, radiologiques et électroencéphalographiques.

L’investigation pour la chirurgie d’épilepsie s’est remarquablement raffinée à travers les dernières années. L’imagerie médicale permet maintenant de déceler des lésions mêmes minuscules, qui n’étaient auparavant vues que sur le spécimen pathologique. La médecine nucléaire, surtout avec le SPECT ictal, peut mettre en évidence la zone épileptique primaire. De nouvelles technologies, telles la spectroscopie proche infrarouge, la magnétoencéphalographie, l’imagerie par résonance magnétique couplée à l’EEG ainsi que la tomographie par impédance électrique sont actuellement développées dans notre laboratoire et vont s’ajouter à l’arsenal pour l’investigation de la zone épileptique. Actuellement, la majorité des cas d’épilepsie temporale sont opérés sans qu’on ait besoin de recourir aux investigations invasives. Par contre, les épilepsies extratemporales, surtout frontales, nécessitent pour la plupart une investigation élaborée comprenant les électrodes implantées ou sous-durales. Ultimement, ces techniques devraient permettre une meilleure localisation du foyer épileptique et une amélioration des taux de guérison chez un plus grand nombre de patients encore.

 

 

Neuropsychologie : la recherche en neuropsychologie vise à développer de meilleurs outils pour mieux localiser les dysfonctions cérébrales associées aux foyers épileptogènes et à éviter l’apparition de séquelles post-opératoires. Des travaux sont en cours en imagerie par résonance magnétique fonctionnnelle (IRMf) afin de remplacer l’emploi du test à l’amobarbital sodique pour l’évaluation pré-chirurgicale des fonctions mnésiques et langagières. Enfin, des recherche plus fondamentales visant à mieux comprendre certains aspects du fonctionnement de la mémoire peuvent être réalisés chez certains de nos patients selon la localisation des régions cérébrales touchées par l’épilepsie.

Études sur les nouveaux médicaments ou traitements en expérimentation clinique : Depuis plusieurs années, les neurologues épileptologues du programme ont été impliqués dans de nombreuses études sur les nouveaux médicaments ou traitements en expérimentation clinique : lorazepam, lamotrigine, topiramate, gabapentin, oxcarbazépine, divalproex de sodium CR, remacemide, prégabaline, rétigabine, stimulateur du nerf vague, brivaracétam. Ces études cliniques permettent à nos malades d’avoir accès plus rapidement à de nouvelles molécules avant leur commercialisation. Pour savoir si vous êtes éligibles à un des protocoles en cours, contactez Micheline Gravel, infirmière de recherche au 514 890-8000 poste 28404.

Le regroupement de toutes ces compétences permet ainsi au CHUM d’offrir le traitement optimal tant médical que chirurgical aux malades épileptiques.